Tanorganic : l’autobronzant bio qui ne rend pas orange (et ça c’est cool).

Ce n’est pas toujours facile d’assumer sa peau claire. Or de mon côté, si je ne me maquille pas, je trouve que j’ai vraiment l’air malade et fatiguée ; même quand je suis maquillée d’ailleurs. Le matin, ça va,  mais en fin de journée quand la poudre de soleil s’est fait la malle, j’ai l’air tout de suite moins en forme…

Ce qui est sympa, aussi, quand tu as la peau claire, c’est que les gens te le font remarquer. Et généralement, ce n’est pas pour te faire des compliments.

Je me rappelle qu’une fois, alors que j’avais fait une petite blagounette à l’une de mes collègues, celle-ci m’avait répondu, d’un ton un peu brusque : « Tu t’es vue ? T’es blanche comme un cul ! »

Ça m’avait un peu vexée, je dois dire…

Pourtant, il y a plein de filles qui ont un teint pâle et que je trouve ravissantes. Je les trouverais peut-être même moins jolies si elles étaient hâlées. Mais c’est toujours la même chose : quand c’est les autres, on adore mais quand on se regarde, il est rare qu’on le fasse avec les yeux de l’amour…

Donc, j’ai la peau blanche. Mais jusqu’à il y a encore quelques années, je bronzais sans problème, du haut et du bas. Un peu de crème solaire, pas du tout minérale d’ailleurs à l’époque, des heures allongée sur la plage, et hop, quand je rentrais de vacances, j’avais nettement pris des couleurs. Alors, vous allez me dire : « C’est pas un peu bizarre de dire « bronzer du haut et du bas » ?? Tu en connais beaucoup, toi, des gens qui ne bronzent que de la moitié du corps (mis à part les cyclistes) ? » Euh, bah oui ! Moi. Je bronze très bien… mais du haut. Je peux me mettre pendant 15 jours non stop au soleil, mon corps me fait comprendre que c’est définitivement terminé, les gambettes hâlées. La tête, oui, les jambes, non. Point barre. C’est fou, non ? Je me dis que j’ai dû épuiser mon quota de bronzitude et j’ai donc arrêté de me taper la tête contre les murs (oui, c’est un peu violent comme réaction, je sais, surtout pour une question de bronzage) afin d’essayer de comprendre.

Sauf qu’esthétiquement, le coup du Malabar bi-goût, ça le fait moyen. J’ai donc dû me pencher vers des solutions pour tricher un peu afin que l’ensemble buste-guibolles soit à peu près coordonné.

J’ai testé pas mal d’autobronzants et j’ai fini par arrêter mon choix, du temps où je mettais des cosmétiques conventionnels, sur le Sunific de Liérac, ici présent :

sunific-lierac-autobronzant-biotifullpeople

Comme on pourrait s’en douter, la compo ne fait pas vraiment rêver : même si on peut noter qu’il y a de l’huile végétale d’abricot et des acides de fruits issus de l’ananas et de la papaye notamment, le plus gros du produit est cependant composé d’eau et de silicones ; quant aux ingrédients qui fâchent (ou tout du moins qui ME fâchent), on peut relever des conservateurs comme le phenoxyethanol (dont j’ai déjà parlé ici), et le BHT (ou hydroxytoluène butylé, à vos souhaits !), substance toxique pour l’homme et l’environnement.

composition-inci-gel-autobronzant-lierac-sunific-biotifullpeople

A noter que le résultat est quand même satisfaisant : ce gel crème est teinté, ce qui permet de donner l’impression d’être déjà bronzé dès l’application et si on aime ça, il a un côté un peu irisé (dont, personnellement, je ne suis pas fan).

La peau prend ensuite une couleur uniforme (grâce à la présence des acides de fruits cités plus hauts) et satisfaisante car le produit ne rend pas orange; mais en même temps, je crois que c’est un peu fini le temps des autobronzants carotte, ce qui est plutôt une bonne nouvelle au demeurant. La présence à une dose non négligeable de DHA (ou dihydroxyacétone), à hauteur de 5%, n’y est pas pour rien.

 

Le point DHA

J’ouvre juste une petite parenthèse pas hyper funky sur cet ingrédient qui est utilisé dans un grand nombre d’autobronzants mais elle me semble nécessaire.

Cette molécule se combine avec les acides aminés que nous avons sur l’épiderme et cela produit une réaction d’oxydation : la peau, en présence d’air notamment, prend alors une teinte plus foncée.

J’ai entendu ou lu à plusieurs reprises tout et son contraire sur le dihydroxyacétone donc je vous fais un petit résumé des avis « contre » et après, vous jugez par vous-mêmes, sachant que de nombreux articles ainsi que Skindeep (association américaine à but non lucratif qui recense les ingrédients et les classe selon leur potentielle innocuité ou toxicité en s’appuyant sur les études scientifiques connues) ne font pas du DHA un ingrédient à fuir absolument.

Les deux reproches faits au DHA sont les suivants :

  • une peau sur laquelle a été étalée du DHA et exposée au soleil verrait une augmentation significative de sa production de radicaux libres ; conséquence : plus on mettrait d’autobronzant, moins on devrait s’exposer au soleil. Et le vieillissement de la peau en serait par conséquent accéléré.
  • lorsque l’autobronzant est présenté en spray, des agents bronzants peuvent se déposer sur les poumons si on inhale un peu de produit (ça paraît un peu logique et ce, pour n’importe quel produit en spray, j’ai envie de dire…).

La seule chose, c’est que j’ai eu beau chercher sur le net, je n’ai pas réussi à trouver les études ayant publié ces résultats. J’ai juste lu des articles faisant des références un peu vagues à « une étude allemande »ou encore « des chercheurs » mais rien de vraiment précis. Donc j’avoue que pour l’instant, je ne vais pas exclure cet ingrédient de mes cosmétiques.

Reprenons maintenant le cœur de notre sujet : le test !

J’ai donc fini mon tube de Liérac (ou je l’ai refilé à quelqu’un de mon entourage…) et après avoir pas mal vadrouillé sur le net, mon choix s’est porté sur la lotion autobronzante de Tanorganic. Attention, ne pas la confondre avec l’huile autobronzante, qui a quasiment le même packaging mais qui est…une huile. Cette dernière est conseillée pour les personnes recherchant un bronzage plus léger que la lotion.

Le packaging

C’est une bouteille de 100 ml, en verre trempé : exit la contamination du produit avec des molécules qui pourraient s’échapper de manière totalement fortuite et sans aucune volonté de leur part, comme c’est le cas dans certaines bouteilles en plastique. Le bouchon est en bois et la lotion s’écoule goutte à goutte par un tout petit trou, ce qui évite de retapisser le carrelage de la salle de bain avec (l’autobronzant, ça tache, ne l’oublions pas).

lotion-autobronzante-tanorganic-goulot-biotifullpeople

 

 

Le produit est liquide, de couleur marron, et c’est d’ailleurs assez déroutant quand on a eu l’habitude d’utiliser des crèmes ou des gels. Là c’est vraiment comme de l’eau teintée et il ne faut pas se louper lors de l’application.

 

 

Du coup, en ayant regardé un peu comment s’utilisait le produit, j’avais acheté avec le gant qui permet de faire une application bien uniforme. Enfin ça, c’est que j’ai cru. Car en fait, il y a 2 sortes de gants : le gant exfoliant, qui ressemble, si vous connaissez, à un gant Kessa, celui que l’on utilise dans les hammams. Et le gant d’application, qui est tout doux et permet de ne pas laisser de traces. Bon, alors pour être honnête, j’ai acheté le premier en pensant avoir pris le 2ème (vous me suivez ?) et forcément, j’ai été un peu déçue  : essayez d’appliquer une lotion sur le corps avec un gant exfoliant, vous verrez tout de suite que ce n’est pas le truc le plus efficace au monde. Et ça fait mal. Mais comme je ne me suis rendu compte de mon erreur que (très) récemment (Jean-Claude Blonde, bonjooooour !), sur le coup, ça a donné un peu, comme réaction : « C’est quand même une bande de sacrées taches, chez Tanorganic !!! On n’a pas idée de refiler un gant en crépi pour étaler un autobronzant !!! Tarés, va ! » Hum…voilà, voilà…

Tout ça pour dire que le gant d’application est peut-être très bien…mais que je ne pourrai pas vous donner mon avis dessus.

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Gant d’application (Photo prise sur le shop mademoiselle bio) ; il est beaucoup plus épais que le gant exfoliant…on dirait un peu une main de Télétubbies, non ? …

 

Tant pis pour le gant, donc, qu’à cela ne tienne, je prends mes mimines et je mets 3 gouttes pour chacune des parties du corps (3 gouttes pour le bras gauche, 3 gouttes pour le bras droit, 3 gouttes pour le ventre etc, je pense que vous avez compris le principe).

Et surtout, comme pour n’importe quel autobronzant, on se rince bien les mains après (« Mais si, j’te jure !! Je suis restée sur la terrasse les paumes ouvertes tout l’après-midi… Je me suis chopé un de ces coups de soleil !… »). Enfin, on rince SAUF si on a acheté le gant d’application… et le bon ! (on évitera donc tout investissement inutile dans une spatule crantée, une décolleuse à papier peint ou encore une truelle mécanique.)

 

Le résultat

La texture « eau » ne laisse aucun fini sur la peau ce qui est particulièrement pratique si on veut en mettre aussi sur le visage : pas d’interaction avec la crème de jour ou le sérum, il suffit d’en mettre avant ou après ces derniers et le tour est joué. C’est comme si on n’avait rajouté aucune couche supplémentaire, ce qui, pour les peaux mixtes à grasses, est quand même un gros avantage. Pour tout dire, j’en mets même 2-3 gouttes dans mon sérum de jour maison et je n’ai eu aucune peste bubonique à déplorer.

Le résultat est vraiment super : le bronzage peut être modulé de manière plus ou moins intense, surtout si on en applique plusieurs jours de suite. Et pour moi qui me mets de moins en moins au soleil l’été, ça permet quand même de s’afficher en maillot sans être trop mal à l’aise (certains assument le cachet d’aspirine et je trouve ça très bien. Mais moi, je n’y arrive pas).

Autre point positif : cet autobronzant rend la peau belle et on a même l’impression qu’il la lisse un peu. Ceci est dû à sa composition : laloe vera est en tout début de compo et dosé à 84% ; il évite le dessèchement de la peau, aidé en cela par l’acide hyaluronique ; le gluconolactone assouplit les couches supérieures de l’épiderme et accélère l’élimination des cellules mortes.

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L’odeur est plutôt agréable et à des années lumière de celle de l’autobronzant classique que l’on connait bien et qui ferait se retourner n’importe quel passant sur ton passage en disant : « La vache !! Tu as mis de l’autobronzant, toi ! » C’est certainement dû au fait que l’on trouve du caramel en cinquième position de la liste INCI et si l’on ne peut pas dire que la lotion sente le Flanby, en tout cas, elle sent bon (et puis, ça pue le Flanby, de toute façon).

Enfin, pour celles et ceux que cela intéresse, il est certifié Ecocert et Cruelty free.

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Je l’achète où… et c’est cher ?

Chez mademoiselle bio pour 24,95€. Et comme on n’en met pas tous les jours, à moins de vouloir ressembler à Donatella Versace (bon, après, je ne juge pas, hein ? C’est un choix…), vous en avez quand même pour pas mal de semaines avant d’arriver au bout de la bouteille.

Ceci dit, si tu veux rester tout(e) blanc(he), tu peux aussi. Du moment que tu te sens bien, c’est le principal !

 

Sources :

 

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