L’arme fatale anti-boutons : les huiles essentielles

 

– Vous faites de l’acné.

Sentence sans appel. Je tombe de ma chaise .

– Pardon ???  Mais j’ai 25 ans !!!

(Je vous le mets dans la version polie, hein?)

– Oui, oui, je sais, mais c’est normal.

– Mais je n’ai jamais eu d’acné quand j’étais adolescente !!!!!!!

(J’aime bien rajouter des points d’exclamation pour montrer à quel point je suis étonnée.)

– Mais ça arrive fréquemment à votre âge, de plus en plus de femmes font de l’acné après vingt ans, c’est comme ça. Mais avec un traitement, ça se traite facilement.

Alors avec 10 ans de recul (et des brouettes…), et des rendez-vous réguliers chez la dermato, je peux vous le dire : non, ça ne se traite pas facilement.

J’ai eu droit à des gélules à base de zinc à avaler quotidiennement, deux crèmes trèèèèès connues quand on fait de l’acné, que l’on prescrit en général ensemble : une qui hydrate (enfin…qui n’assèche pas trop) / une qui déshydrate (je traduis : qui t’arrache la g… et qui t’assèche ton bouton, ceux de ton cousin et de ta grand-mère réunis mais également toute la peau qu’il y a autour, qui devient alors ultra rouge tellement elle est à vif).

Verdict : pour la prévention avec les gélules : oui, j’ai moins de boutons (mais j’en ai encore). Pour les crèmes, je souffre atrocement à chaque fois que je pars à l’attaque des microkystes enflammés, qui disparaissent, certes, mais laissent à la place parfois une croûte car la brûlure doit cicatriser (on ferme les yeux, et on savoure la vision). En gros, j’ai le choix entre le pustule rouge et blanc sur lequel les gens louchent, l’air dégoûté, car ils n’arrivent plus à me regarder dans les yeux ou sa croûte marron qui met des plombes à tomber (…et sur laquelle les gens louchent, l’air dégoûté, car ils n’arrivent plus à me regarder dans les yeux). La peste ou le choléra. Mettez-moi les deux, s’il-vous-plaît madame.

Heureusement, depuis que je suis passée au naturel, la famille Bubon au grand complet s’est fait la malle. Enfin…soyons honnête : certains membres reviennent me faire un petit coucou de temps en temps mais maintenant,je sais avec quoi les accueillir (gniark, gniark, gniark) !

Et là je dis : merci l’aromathérapie. Pour celles et ceux qui ne savent pas ce que c’est, il s’agit tout simplement de l’utilisation (médicale, dermatologique …) de la partie volatile des plantes aromatiques, c’est-à-dire des huiles essentielles.

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Ma boîte à mouaaaaaa !! (achetée ici)

 

 

Alors, je vous entends ricaner d’ici…et je vous comprends : au début, les huiles essentielles, ça fait doucement rigoler.

Il faut dire que le petit flacon de liquide-qui-pue (oui, au départ, on trouve généralement que ça fouette, Paulette), comme ça, ça ne fait pas vraiment le poids contre le mastodonte de pharmacie, dans son tube en alu, acheté uniquement contre une ordonnance délivrée par un médecin. Trop la classe. Sauf que lorsqu’on a testé l’efficacité des huiles essentielles, croyez-moi, c’est la crème qui finit par se sentir un peu ridicule.

Alors attention, si on évite de croire le médecin qui sort des généralités aussi énormes que « attention, les huiles essentielles sont cancérigènes » (c’est ce qu’a sorti une dermato à une de mes amies, c’est véridique), ce qui prouve juste qu’il n’y connaît rien car pas mal d’entre elles peuvent être utilisées en cuisine ou soigner des maux en étant ingérées, on ne se lance cependant pas dans l’auto-médication sans s’être un minimum renseigné voire en demandant conseil à des professionnels pour des traitements qui le nécessitent. Je vous conseille sur ce sujet les livres  de Danièle Festy ou encore Dominique Baudoux pour démarrer, deux aromathérapeuthes reconnus, dont les ouvrages très clairs peuvent vous aider à vous y retrouver facilement.

En effet, certaines huiles essentielles doivent être évitées pendant la grossesse, ne doivent pas être administrées aux enfants en-dessous d’ un certain âge, peuvent avoir un effet comparable à celui des hormones (etc) et il ne faut pas dépasser une certaine dose journalière entre autres.

Mais si on veut soigner un bouton et accélérer sa disparition, pas de danger à condition de ne pas descendre la moitié du flacon en une fois (ce qui serait, vous me l’accorderez, un signe patent de sénilité).

Bref. Pour en revenir à notre sujet, une fois mes crèmes lambda abandonnées, j’ai feuilleté moult livres, consulté pas mal de sites et une des solutions miracle semblait être l’huile essentielle de tea tree.  Utilisée pour traiter les problèmes infectieux, elle est antiseptique et assainissante. En gros, le microbe court à perdre haleine sur ses petites jambes pour la fuir quand il sent qu’elle arrive. Je dis bien « sent » parce que franchement, l’odeur n’est pas ultra agréable. On peut s’y faire avec l’habitude mais bon, on est quand même loin du vanille-coco-fleur de frangipanier, faut être clair.

Je crois que cette huile essentielle est donc la première que j’ai achetée. Tous mes espoirs anti-microkystes reposaient donc sur elle. Et là, vous me demandez : « Et alors ??? Ça a bien fonctionné ?? »

Bah non.  Le tee trea n’a aucune action sur mes boutons. Aucune. En revanche, il m’a bien cramé la peau. Il faut dire que je l’avais utilisé pur alors qu’il vaut mieux le diluer dans une huile végétale sous peine d’irritation (j’avais dû sauter un chapitre quand j’ai lu mon bouquin…). Elle est d’ailleurs déconseillée pour les bébés ou les peaux sensibles et doit être utilisée sur le court terme. Du coup, je me suis retrouvée la première fois avec une espèce de cratère sanguinolent tellement ma peau était brûlée, cratère qui a d’ailleurs mis un temps fou à cicatriser. J’étais ravie ! Après, je ne dis pas que c’est inefficace puisque de nombreux témoignages montrent que ça fonctionne parfaitement chez certaines personnes. Mais cela m’a permis de comprendre qu’en cosmétique naturelle, on ne se décourage pas au premier échec. On ne se dit pas en testant un produit qui ne marche pas : « Ouais bah c’est vraiment nul les trucs natureeeeels !! Je retourne avec joie à mon dérivé de pétrochimie! »NON, NON et NON (espèce de grand(e) malade !!). On per-sé-vère ! Et à un moment, il y a forcément un truc qui marche.

Alors chez moi, qu’est-ce qui fonctionne ? J’arrête là le suspense insoutenable et je vous réponds :

la lavande vraie + le niaouli

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Mais alors ça fonctionne du tonnerre. Ce sont les huiles essentielles que j’utilise le plus, que j’emmène en vacances (bon , ok, avec les 30 autres flacons de ma boîte spécialement dédiée aux HE…je sais, je suis folle…) et que je rachète à l’avance dès que je sens que je vais en manquer.

Caractéristiques :

  • HE de lavande vraie (ou officinale) : son nom latin est lavandula officinalis ou vera ou angustifolia. Je ne vous l’indique pas pour me la péter, étymologiquement parlant, c’est juste que c’est ce qui doit être inscrit sur le flacon que vous achetez pour être certain qu’il s’agit bien de  la bonne variété ( = chémotype) de plante.
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Huile essentielle de lavande vraie (Aroma Zone)

Cette HE est très bien tolérée (même chez les enfants) et n’est pas toxique. Cicatrisante, anti-douleur, antiseptique, antibactérienne, ses bienfaits sont multiples et elle est vraiment efficace.

  • HE de niaouli : melaleuca quinquenervia ou viridiflora (Ave, Cesar!). Antivirale (elle est préconisée en cas d’herpès par exemple), antifongique, favorisant l’immunité, elle est également « oestrogène like » c’est-à-dire qu’elle peut avoir un effet comparable à ces hormones. Maintenant, si on l’utilise de temps en temps et de façon locale, pas de souci.
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Huile essentielle de niaouli, Docteur Valnet

Mode d’utilisation : 1 goutte de chaque dans la main puis sur le bouton ou dès que ça picote. On se lave les mimines après. Comme je mets un sérum composé d’huiles végétales le soir, cela signifie que je ne les mets généralement pas pures sur la peau mais dans la journée, quand je sens que j’ai besoin d’en remettre, je n’hésite pas. Le week-end, ça peut être trois fois par jour.

Alors, à vous de tester s’il faut plutôt choisir le tee trea ou le niaouli. Mais gardez la lavande vraie pour que le combo soit efficace. C’est parti, mon kiki !

Où les acheter ?

Dans n’importe quel magasin bio ou site de produits naturels sur internet (Pranarom, Aroma Zone, Mycosmetik, Essenciagua, Florame…). Vérifiez juste au minimum:

  • qu’elles soient bio si possible
  • qu’elles soient 100% naturelles et non synthétiques
  • que l’appellation de la plante en latin soit indiquée sur le flacon.

 

5 thoughts on “L’arme fatale anti-boutons : les huiles essentielles

  1. Bonjour Biotifullpeople!!!
    Alors franchement MERCI pour ces conseils d’HE anti acné!! parce qu’après au moins 20 ans d’utilisation de gel antibiotique qui crame bien la peau, la dessèche et bien je suis passée à la lavande et au niaouli et alors là miracle!!! pas de deuxième mauvais effet kisscool!!!!! je sens ma peau plus assaini et cela fait du bien!
    Encore encore des conseils avec nos amis les HE!!!

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  2. Re-bonjour biotifullpeople!
    J’ai oublié de vous demander quelque chose dans mon dernier post.
    J’ai entendu parler de l’huile végétale de Nigelle pour lutter contre la peau acnéÏque. Sachant que ma peau est assez grasse à la base, est-ce que ce serait une bonne idée d’aller la tartiner avec une huile végétale?
    J’ai bien envie de me lancer mais j’avoue que j’ai un peu peur.
    Vite, rassurez-moi!!!!!!
    Amélie.

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    1. Oui effectivement, l’huile de nigelle peut être une bonne idée pour combattre l’acné mais elle a les défauts de ses qualités : il me semble que c’est la seule huile végétale à contenir de l’huile essentielle (très peu dosée), dont l’action est anti-inflammatoire. Du coup, je ne la mettrais pas seule mais plutôt mélangée en petite quantité avec de l’huile végétale de jojoba. Cette dernière est très recommandée contre l’acné également et permettra à l’huile de nigelle de mieux pénétrer la peau.

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  3. Bonjour biotifullpeople.
    Quelle joie de trouver un blog beauté aussi précis que le vôtre!
    Dans votre article sur l’acné, vous parlez de deux huiles essentielles principalement. On m’a dit que l’huile essentielle de petit grain bigarade pouvait être efficace. Est-ce que vous l’avez testée?
    Merci d’avance.
    Amélie.

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    1. Bonsoir Amélie et merci beaucoup pour votre commentaire! C’est le début alors les encouragements sont les bienvenus, je dois dire!Pour le petitgrain bigarade, il est excellent pour les peaux mixtes à boutons puisque c’est un bon cicatrisant et qu’il est en plus antibactérien. Vous pouvez donc l’ajouter à votre synergie lavande et niaouli (1 goutte de chaque) sur les boutons.

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